Repas de famille : pourquoi les fêtes réveillent nos angoisses
- daretmyriam
- 1 déc. 2025
- 4 min de lecture
Comment un travail thérapeutique peut aider à apaiser les angoisses de fin d'année ?

Quand les fêtes riment avec tension intérieure
Décembre arrive, et avec lui, la promesse des fêtes de fin d’année. Les vitrines scintillent, les décorations s’installent, et les invitations familiales commencent à circuler.
Pour certains, cette période évoque la chaleur, le partage et la convivialité.
Mais pour d’autres, elle est synonyme de stress, d’appréhension, de malaise.
Les repas de famille peuvent réveiller de vieilles blessures, faire ressurgir des conflits non résolus ou simplement rappeler des dynamiques familiales difficiles.
Alors, comment traverser cette période sans se laisser envahir par l’angoisse ? Et surtout, comment un travail thérapeutique peut-il aider à vivre ces moments plus sereinement ?
Pourquoi les repas de famille réveillent autant d’émotions
Les repas de fin d’année sont rarement neutres. Ils sont chargés d’histoire, de symboles, et parfois de non-dits accumulés depuis des années.
Sous le vernis de la fête, il y a souvent :
des attentes familiales fortes (« sois aimable », « fais des efforts », « viens même si tu n’en as pas envie »),
des rôles figés (l’enfant modèle, le bouc émissaire, la confidente, le pilier…),
des comparaisons blessantes (« ta sœur a mieux réussi », « tu es encore célibataire ? »),
des souvenirs douloureux (perte d’un proche, disputes passées, injustices).
Ces contextes réactivent inconsciemment nos mécanismes de défense émotionnels : peur du jugement, culpabilité, colère, tristesse ou sentiment de solitude même entouré.
👉 Le problème n’est pas tant le repas lui-même, mais tout ce qu’il représente émotionnellement.
Derrière le stress : des blessures anciennes qui se rejouent
Chaque famille fonctionne comme un système émotionnel. Même adulte, on rejoue souvent les dynamiques de l’enfance :
vouloir être reconnu,
chercher à prouver sa valeur,
éviter le conflit à tout prix,
ou au contraire, se défendre violemment pour ne pas être écrasé.
Ces schémas s’activent automatiquement, souvent à notre insu. Et c’est pour cela que certaines personnes se sentent vidées, irritées ou coupables après un repas de famille, même quand tout semble « bien se passer ».
Un travail thérapeutique aide justement à identifier ces schémas, à les comprendre avec bienveillance, et à reprendre le pouvoir sur ses réactions émotionnelles.
Comment un travail thérapeutique aide à traverser cette période
La thérapie ne consiste pas seulement à parler : elle permet de transformer la relation à soi-même et, par ricochet, la relation aux autres.Face aux repas de famille, un travail thérapeutique peut :
1. Apporter de la clarté sur ce qui se joue
En thérapie, on apprend à reconnaître les émotions et les blessures sous-jacentes :
Pourquoi cette remarque m’a-t-elle blessé ?
Qu’est-ce que je cherche inconsciemment à prouver à ma famille ?
De quoi ai-je besoin pour me sentir en sécurité dans ce contexte ?
Cette prise de conscience est la première étape vers le détachement émotionnel.
2. Apprendre à poser ses limites avec respect
Dire non à certaines invitations, écourter un repas, ou simplement changer de place à table peut sembler anodin — mais c’est parfois un acte thérapeutique en soi.
La thérapie aide à se sentir légitime d’exister autrement, sans culpabilité.
Poser ses limites, c’est apprendre à préserver son énergie émotionnelle.
3. Cultiver l’apaisement intérieur avant, pendant et après
La préparation émotionnelle est essentielle. Le thérapeute aide à développer des outils de régulation du stress :
respiration consciente,
ancrage corporel,
visualisations positives,
rituels personnels de recentrage avant ou après le repas.
Ces pratiques permettent de ne plus subir les émotions familiales mais de rester centré sur soi.
4. Retrouver du sens et du recul
La thérapie aide à replacer chaque membre de la famille à sa juste place.Comprendre que chacun agit selon sa propre histoire permet d’apaiser la colère et d’ouvrir un espace de compassion — sans pour autant tout excuser.
En travaillant sur soi, on apprend à ne plus chercher la reconnaissance extérieure, mais à s’offrir à soi-même la validation et la paix intérieure.
Vers des fêtes plus apaisées et alignées avec soi
Travailler sur soi, c’est s’autoriser à vivre les fêtes autrement.
Ce n’est pas fuir sa famille, mais sortir du rôle qu’on y rejoue depuis toujours.
C’est s’offrir la liberté de dire :
« Cette année, j’ai envie de vivre les fêtes à mon rythme, avec douceur et authenticité. »
Le travail thérapeutique ne change pas les autres — il change notre façon de réagir, de ressentir et de vivre les situations.
Et c’est souvent le début d’une vraie réconciliation intérieure.
Conclusion : offrir la paix à son esprit, le plus beau cadeau de Noël
Les fêtes sont souvent présentées comme un moment magique à partager, mais elles peuvent aussi être une épreuve émotionnelle.
S’accorder un espace thérapeutique, c’est se donner le droit de vivre cette période avec sérénité, sans se forcer, sans culpabilité.
Car au fond, le plus beau cadeau que vous puissiez vous offrir, c’est la paix intérieure 🎁
Vous redoutez les repas de famille ou ressentez de l’anxiété à l’approche des fêtes ?
Un accompagnement thérapeutique bienveillant peut vous aider à retrouver calme, confiance et équilibre émotionnel.
👉 Contactez-moi pour un accompagnement à votre rythme, dans un espace d’écoute et de sécurité. Retrouvez mes coordonnées sur mon site internet www.myriamdaret.com




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